Culture Bleu

Culture Bleu

Le podcast qui part à la rencontre de tous les bleus, dans les arts, la gastronomie, l'histoire, les sciences et la culture !

Delphine Peresan-Roudil

Le bleu est partout : dans les arts, la cuisine, l'histoire, les sciences, la politique, la langue, la pop culture, le sport... À chaque épisode, avec l'aide d'un·e expert·e, partons à la rencontre d'un bleu particulier : du bleu Klein au fromage bleu, en passant par le sang bleu, la blue note ou le bleu de travail. C'est parti pour un décryptage vivant et sensoriel de la couleur préférée des Françaises et Français !

En cours de lecture

Bleu de travail - avec Jérémie Brucker

Partons à la rencontre d'un bleu qui a tout de l’icône culturelle. On l’a vu dans des usines et sur des podiums de haute couture, dans des piquets de grève et sur des chantiers. Il s’agit bien sûr du bleu de travail. À quoi doit-il sa forme ? Pourquoi est-il devenu le symbole du monde ouvrier ? Et surtout, pourquoi le bleu de travail... est bleu ? Pour obtenir les réponses à ces questions, j’ai tendu mon micro à Jérémie Brucker, chercheur associé à l’université d’Angers. Il a publié en 2021 un ouvrage tiré de sa thèse et intitulé Avoir l’étoffe, une histoire du vêtement professionnel en France des années 1880 à nos jours. Ce jour-là, il me donne rendez-vous dans la boutique Veltis, à Paris, spécialisée dans les vêtements de travail.

Créé, écrit et réalisé par Delphine Peresan-Roudil
Musiques de Théo Boulenger

​ ​
Ressources complémentaires :

  • Jérémie Brucker, "Avoir l'étoffe. Une histoire du vêtement professionnel en France des années 1880 à nos jours", Nancy, Arbre Bleu Éditions, 2021.
  • Jérémie Brucker, "L'étoffe du travailleur. Genre et vêtement professionnel en France (années 1870-1920)", revue Travail, genre et sociétés, n°46, 2021.
  • Jérémie Brucker, "Travailler en noir, une sombre histoire", émission Le Cours de l'Histoire du 28 septembre 2021, France Culture
  • Emma Barrier, "Le bleu de travail à 250 euros, ou la récupération d'un symbole", Slate, 2 septembre 2021, en ligne.
  • Conférence de Jérémie Brucker "Travailler en bleu" lors de la Journée d'étude Bleu de travail du 12 novembre 2020 aux Archives nationales du monde du travail à Roubaix, replay disponible en ligne.

Des questions, remarques, compliments ? Rendez-vous sur le compte Instagram @delphineperesanroudil

Crédits : couverture Culture Bleu @laurettearchitecte

En cours de lecture

Bleu ciel - avec Catherine Radtka

Partons à la rencontre d’un bleu aussi changeant que la robe couleur du temps de Peau d’Âne. Il peut être limpide, nuageux, éclatant ou couvert : il s’agit bien sûr du bleu ciel. Comment le définir précisément ? Pourquoi perçoit-on le ciel comme étant de couleur bleue ? Pourquoi le ciel de Paris est-il réputé plus gris qu’il n’est ? Est-ce que le bleu du ciel est menacé de disparition par la crise climatique ? Pour obtenir les réponses à ces questions, j’ai tendu mon micro à Catherine Radtka, historienne et chercheuse au Conservatoire national des Arts et Métiers, qui travaille sur l'histoire du ciel et de l'espace.

Créé, écrit et réalisé par Delphine Peresan-Roudil
Musiques de Théo Boulenger
Ressources complémentaires :
• Catherine Radtka et Régis Briday (dir.), Ciels de Paris - Mutations d'un ciel urbain, de 1870 aux années 2000, Classiques Garnier, 2026.
• Catherine Radtka, « Savants et institutions face aux pollutions aériennes de Paris (Années 1880-1910) », Histoire urbaine, 75 (1), 2026, en ligne.
• Sur les actualités et nouvelles recherches de mon invitée : https://cdp.hypotheses.org/

• Sur la fresque de la Gare de Lyon : Martine Tabeaud and Vincent Moriniaux, “Vers « les cieux imbéciles… où jamais il ne pleut »”, Géographie et cultures, 85 | 2013, 111-128.
• Sarah Bernhardt, Dans les nuages, impression d’une chaise, 1878, disponible en ligne sur Wikisource.
• Alain Corbin (dir.), La pluie, le soleil et le vent. Une histoire de la sensibilité au temps qu'il fait, Paris, Aubier, 2013.
• Anouchka Vasak, Le lieu du bleu, Enquête sur un ciel de Provence, Anamosa, 2026.
• Samuel Cordier, Le Cyanomètre, Fondation La main à la pâte pour l’éducation à la science, disponible en ligne.

• Élise Parré, "Faire disparaître le bleu du ciel - Les images des missions analogues, entre science et fiction", Sociétés & Représentations, 57(1), 2024.

Parmi les œuvres évoquées pendant l’épisode, il y a notamment les tableaux de William Turner, John Constable, Eugène Boudin, Claude Monet, ainsi que la fresque de la Gare de Lyon de Paris peinte par de Jean-Baptiste Olive (1900) et de l'atelier Genovesio (1980). Nous avons également cité les photos de brouillard de Brassaï, le film Funny Face (1957), l’installation Trying To Remember the Color of the Sky on That September Morning de l’artiste Spencer Finch ainsi que l’œuvre Cyanometer de Martin Bricelj Baraga, à retrouver en ligne ici https://cyanometer.net/

Des questions, remarques, compliments ? Rendez-vous sur le compte Instagram @delphineperesanroudil
Crédits : couverture Culture Bleu @laurettearchitecte

En cours de lecture

Bleu Asse - avec Benoît Decron du musée Soulages de Rodez

Partons à la rencontre d’un bleu étroitement associé au nom d’une artiste bretonne : le bleu Asse. Tout comme Yves Klein est désormais indissociable d’une certaine nuance de bleu outremer, Geneviève Asse a lié son nom à un camaïeu de bleu gris. Une couleur qu’elle a travaillé sans relâche pendant plus de quatre décennies et qui évoque la mer, le ciel, sa Bretagne natale… Comment a-t-elle trouvé “son” bleu ? Qu’a-t-il de si particulier ? Pour en savoir plus, je suis allée au musée Soulages de Rodez, à l’inauguration de l’exposition “Geneviève Asse, le bleu prend tout ce qui passe” visible jusqu’au 18 mai 2025. J’ai tendu mon micro à Benoît Decron, directeur du musée et co-commissaire de l’exposition, qui nous décrypte l’œuvre complexe de cette peintre du bleu.

Créé, écrit et réalisé par Delphine Peresan-Roudil
Musiques de Théo Boulenger

Ressources complémentaires :

  • Le catalogue de l’exposition Geneviève Asse, le bleu prend tout ce qui passe, 2025, musée Soulages de Rodez
  • Silvia Baron Supervielle, Un été avec Geneviève Asse, édition L’échoppe, 1996
  • Le catalogue raisonné de l’œuvre de Geneviève Asse par la Galerie Laurentin, disponible en ligne : https://www.genevieve-asse-catalogue.com/
  • Le 4e épisode du podcast “Les grandes dames de l’art” de AWARE : Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, consacré à Geneviève Asse : https://awarewomenartists.com/podcasts/genevieve-asse/

Des questions, remarques, compliments ? Rendez-vous sur le compte Instagram @delphineperesanroudil

Crédits : couverture Culture Bleu @laurettearchitecte

En cours de lecture

Bleu cyanotype - avec Carasco

Partons à la rencontre d’un bleu qui naît au contact du soleil, de l’air et de l’eau : le cyanotype. Pour m’accompagner dans cette rencontre avec l’un des plus anciens procédés photographiques, je suis allée à Lyon dans l’atelier d’Emilie Lacour alias Carasco. Comment est né le cyanotype ? Qu’est-ce qu’il a de si particulier ? Est-ce que tout le monde peut en faire sans danger ? Par une belle journée de juillet, Carasco nous guide avec sensibilité à travers les différentes étapes de cette technique photographique pas comme les autres, distillant au passage de précieuses informations sur l’histoire de ce procédé et sur la manière dont il s’articule avec sa propre démarche artistique.

Créé, écrit et réalisé par Delphine Peresan-Roudil.
Musiques de Théo Boulenger.

Ressources complémentaires :

Le compte Instagram d’Emilie Lacour / Carasco : https://www.instagram.com/_carasco/?hl=fr et son site : https://www.carasco.fr/

Carasco, “La magie du cyanotype - immortaliser la nature”, Editions Hoëbeke - Gallimard, 2022.
Anna Atkins, “Cyanotypes”, Taschen, 2023 : réimpression des ouvrages d’Anna Atkins, incluant “British Algae” et “Foreign Ferns”.

Schaaf Larry, Chuang Joshua, “Sun gardens: cyanotypes by Anna Atkins”, édition Prestel Verlag, 2018.

Catalogue de l’exposition “Qui a peur des femmes photographes ?”, éditions Hazan / musée d’Orsay, 2025.

Pour prolonger cette rencontre avec le cyanotype, mon invitée Carasco suggère la lecture de “L’Anglaise d’azur” de Gabrielle Lassus de Saint-Geniès (édition Babelio, 2018), un récit sur la vie d’Anna Atkins et dont l’autrice est historienne et cyanotypiste.

Des questions, remarques, compliments ? Rendez-vous sur le compte Instagram @delphineperesanroudil

Crédits : couverture Culture Bleu @laurettearchitecte

En cours de lecture

Bleu piscine - Bonus

L'épisode sur le bleu piscine avec Nageuse Parisienne vous a plu ? Ça tombe bien, voici un petit bonus...
Une fois n'est pas coutume, il y est question de vert, et d'un concept qui me tient à coeur : le dégoût chromatique.

Pour en savoir plus :

  • Michel Pastoureau, Les couleurs de nos souvenirs, 2010
  • Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur, 2000

Et pour voir le fameux vert pomme, ça se passe sur le compte Instagram @delphineperesanroudil

Ecriture et réalisation : Delphine Peresan-Roudil
Musiques : Théo Boulenger